ET APRES LA PREPA


Une formation tournée vers l’avenir.

Grâce à l’exigence de la formation en classe préparatoire, nos étudiants mènent des carrières dans des domaines variés et passionnants : 

 

• Le professorat et la recherche  : un accès facilité à l’agrégation pour un grand nombre d’étudiants  ; d’autres ont poursuivi vers une soutenance de thèse.  90% de nos étudiants se préparant au CAPES le réussissent lors de la première session. 

 

Carrière de trois anciens étudiants en Lettres modernes. 

Damien Fortin, ancien étudiant de Lettres Modernes est maître de conférence à Paris IV (Sorbonne) et docteur ès lettres et a fait paraitre de ombreuses publications sur La Fontaine. 

 

Patrice Locmant :  ancien étudiant en Lettres Modernes est devenu directeur de la société des Gens de Lettres : "Assez logiquement, Patrice Locmant rejoint le Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique en tant que représentant des auteurs, à la place de Geoffroy Pelletier. En effet, il a également remplacé ce dernier à la tête de la Société des Gens de Lettres (SGDL) ».

https://www.actualitte.com/article/monde-edition/patrice-locmant-directeur-de-la-sgdl-entre-au-cspla/94984

 

Aurélien Bellanger, romancier et essayiste, publié chez Gallimard et chroniqueur sur France Culture. La théorie de l’information, l’Aménagement du Territoire, le Continent de la Douceur, le Grand Paris. Enseigne à l’EHSS.

Voir http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/La-Nouvelle-Revue-Francaise/Que-peut-encore-la-litterature?

 

• Certains sont juristes en droit de l’audio visuel, journalistes.  

• Certains poursuivent une carrière dans l’art, ou les relations internationales à l’ONU dans le cadre de l’interprétariat. 

• D’autres ont intégré des postes à responsabilité dans l’armée et la gendarmerie, sont hauts fonctionnaires. 

• D’autres enfin font le choix de l’entreprise et du management : monde de l’édition ; relations humaines ; chefs de projets dans les communautés urbaines ; auditeurs financiers.


Témoignages

Les deux années que j’ai passées à la prépa de la Perverie, de 2018 à 2020, m’ont apporté une formation intellectuelle solide ainsi que des méthodes de travail rigoureuses, me permettant ainsi de gagner en confiance et en autonomie. Elles ont conforté mon intérêt pour les langues vivantes, un domaine dans lequel j’ai choisi de me spécialiser, en éveillant plus particulièrement mon goût pour la littérature anglaise et espagnole.

Le rythme soutenu caractéristique de la prépa fait assurément de celle-ci une véritable école d’exigence, tout en allant de pair avec une atmosphère chaleureuse et bienveillante que j’ai pu trouver à la Perverie.

Par ailleurs, le voyage d’études que nous avons fait à Rome en hypokhâgne, organisé avec soin par nos professeurs, a aussi été un moment très bénéfique. 

Cette expérience à la prépa de la Perverie s’est donc révélée formatrice et enrichissante sur de nombreux plans.  

 

A présent que j’entame des études d’anglais à l’ENS de Lyon, je retrouve cet esprit d’exigence et cette ouverture culturelle qui m’avaient bien plu en prépa.  

Je suis en ce sens très reconnaissante envers mes professeurs de prépa et nul doute que ces deux années resteront une étape marquante dans mon parcours.

  

Marie-Gaëlle DROUET, promotion 2018-2020. 

Admise à l’ENS en septembre 2020, section langues. 

 


Entrer en classes préparatoires littéraires après un baccalauréat littéraire (obtenu avec mention) était comme une évidence. L’idée était de pouvoir préparer les concours d’entrée à Sciences Po ou de la fonction publique. Au final, j’ai opté pour une option Langues en Khâgne, après une Hypokhâgne chargée en apprentissages et en émotions. 

 

Si je n’ai pas suivi la piste linguistique dans la suite de mes études, car je suis partie en double licence Droit et Sciences Politiques (Bordeaux IV) pour finalement intégrer un Master en Relations Internationales et Diplomatie, section recherche (Lyon III), je suis persuadée que l’exigence et le perfectionnisme requis dans le cadre de nos enseignements sont ce qui m’a permis d’avancer professionnellement, mais aussi personnellement. Plus qu’une étape scolaire ou universitaire, les classes préparatoires m’ont apporté des méthodes de travail incomparables, une soif de connaissances, mais aussi, une grande confiance en moi. Je garde un souvenir nostalgique de ces moments de travail intense, en groupe et individuels, qui participent à renforcer les liens de cohésion au sein de la promotion, mais qui nous apprennent aussi à aller de l’avant. Il n’est pas rare d’avoir un commentaire de textes, une dissertation, trois revues d’ouvrages d’histoire et 20 pages de vocabulaire à apprendre dans la même semaine, rien qu’en travail personnel. Mais après tout, cela nous prépare bien à la vie, et à l’exigence de certaines professions, où l’on n’attend rien de moins dans un délai plus court. 

 

À l’issue de ma formation universitaire, j’ai eu la chance de travailler dans des environnements tous aussi exigeants et diversifiés les uns des autres, allant de l’administration territoriale (Métropole de Lyon), en passant par le secteur privé ou encore, les organisations non gouvernementales, et désormais les organisations internationales. Je reste convaincue que mes deux années de prépa sont celles qui m’ont le mieux forgé à faire face aux difficultés, mais aussi à aller vers ce qui me passionnait, grâce à cet esprit curieux que nous développons au cours des deux années d’enseignements. C’est sans aucun doute cette richesse qui m’a permis de développer mon parcours, me menant tout droit aux Nations Unies, où j’exerce depuis deux ans comme chargée d’évaluation au sein du département des Opérations de Paix. 

 

Je conseillerais la prépa à tous les esprits curieux, désireux de se former dans un univers stimulant et qui souhaitent acquérir les outils nécessaires pour concrétiser leurs ambitions professionnelles. 

 

Témoignage Hélène Richard

(promotion 2010-2012), septembre 2020 

 



Septembre 2020 : il y sept ans je faisais ma rentrée en prépa à la Perverie. On aurait pu voir une forme de reproduction sociale dans ce choix, un père préparationnaire à Henri IV, une sœur elle-même passée par la Perverie… Un choix par défaut ? Certainement pas quand on sait ce que la prépa représente comme investissement personnel et intellectuel. Cependant c’est également un choix où l’on ne se rend compte de toute la richesse que cela nous a apporté seulement lorsqu’on en est sorti...

 

C’est mon cas, et aujourd’hui je mesure à quel point avoir fait une prépa littéraire dans un cadre comme celui de la Perverie a été une chance et une Grâce. 

 

Une chance d’abord. Pouvoir avoir 2 années complètes à me dédier à des matières passionnantes, entourée d’un corps professoral dévoué, n’est-ce pas un luxe ? Je suis heureuse d’avoir eu ces années hors du temps simplement à découvrir l’étendue de ce notre intelligence peut tenter d'appréhender. Vivre ces moments à la Perverie, c’était les vivre dans un cadre familial où, loin de la compétition des grandes prépa parisiennes, nos professeurs nous invitaient à faire de nos amitiés des occasions de se faire grandir et de s’entraider. Quelle chance ! Avec plus de la moitié des personnes de la classe en internat et une vie commune intense, il fallait que quelque chose de grand nous lie : une amitié intellectuelle et une proximité d’intérêts. Comment ne pas penser à ces heures dans la bibliothèque ? A braver les interdits de M. Durand et ramener le goûter (ou en-cas de fin de soirée) pour se redonner du courage à l’étude ! Voir chacun arriver avec son plaid, son café ou ses chaussons, vers 21h et commencer un travail dont l’heure de fin était inconnue… Préparer un concours ensemble, avoir des professeurs disponibles pour nous accompagner dans nos projets personnels, et travailler avec chacun à la réalisation de son projet : c’est réellement une chance quand on étudie à la Perverie ! Une pression saine pour nous faire tendre à l’excellence, mais une écoute attentive pour que chaque aspiration puisse trouver dans cette recherche de l’excellence une porte ouverte vers la réalisation de ce soi.

 

Une Grâce ensuite. Élever son esprit à la Perverie c’est aussi élever son âme. La place accordée au projet de chaque préparationnaire traduit cette attention particulière de nos professeurs pour la réalisation de chacun de leurs étudiants. Mais il y a aussi cette préparation au concours général de théologie qui vient rapprocher les raisons et les cœurs pour nous faire travailler à rapprocher la raison de notre foi. Quand la seconde n’est pas partagée par l’ensemble des jeunes, la première, guidée par des intervenants en théologie, trouve une nouvelle voie où s’épanouir et s’élever dans d’autres thématiques. Là encore la bienveillance des intervenants et leur disponibilité m’a particulièrement fait grandir et permis de réconcilier des concepts qui s’opposaient au départ dans mon esprit. J’en ressors heureuse d’avoir pu confronter ma foi à des concepts théologiques mais aussi à mes amis qui cherchaient également à comprendre ce désir de verticalité inscrit en nous.

 

Je terminerai en disant simplement que mes deux années de prépa à la Perverie furent les deux meilleures années de mes études supérieures. Ce que j’en retire aujourd’hui : la chance d’avoir pu réaliser mon rêve professionnel en travaillant en tant que RH au Puy du Fou (le DRH a parié sur ma formation littéraire au moment où il m’a embauchée pour la 1ère fois en stage !), créer des amitiés fortes que je garderai à vie, connaitre des professeurs qui seront toujours des références et auprès desquels je n’hésiterai pas à me rapporter en cas de besoin et enfin une curiosité et une ouverture intellectuelle qui me permettent aujourd’hui d’être libre de penser.

 

Alors merci pour ces deux années charnières !

 

Thérèse DELIBES, PROMO 2013-2015. 

RESPONSABLE RH DU PUY DU FOU.