LE CONCOURS GéNéRAL DE THéOLOGIE


Qu’est-ce que le Concours Général de Théologie ?

Qu’est-ce que le concours général de théologie ?

 

L’origine du concours

Le Concours Général de Théologie a été créé sous l’autorité de S. Em. Jean-Marie LUSTIGER, cardinal-archevêque de Paris, par les RR. PP. Guillaume de MENTHIÈRE et Guillaume SEGUIN, prêtres du diocèse de Paris. Contrairement aux autres concours généraux, traditionnellement ouverts aux élèves des lycées, le Concours Général de Théologie est proposé aux seuls étudiants de classes préparatoires (toutes sections confondues, de l’enseignement catholique comme de l’enseignement public).

 

Un concours pour les intelligences

Dans notre monde sécularisé et soumis de plus en plus aux lois du marché, l’homme intérieur est oublié. On forme des gens plus efficaces qu’intelligents, plus aptes à remplir une fonction qu’à comprendre le monde dans lequel cette fonction s’insère. Quelle place reste-t-il à la contemplation des mystères divins, est-il même sérieux de perdre son temps à les scruter ? Les étudiants, presque tous novices, qui tentent cette expérience s’ouvrent des horizons insoupçonnés et irriguent leur intelligence en lui apprenant à embrasser l’universel et le fondamental. « Dieu seul suffit » disait sainte Thérèse d’Avila, tout le reste est contingent : loin de détourner les hommes de leurs responsabilités, cette conscience les ordonne à leur véritable mission, à leur « fin dernière » comme dit le théologien, et contribue ainsi à donner son sons sens, son contenu et sa destination à cette mission. Rééquilibrée, nourrie, l’intelligence voit alors plus loin. C’est ce pari que propose le Concours Général de Théologie.

 

Un concours intelligent

Si le Concours Général de Théologie permet effectivement de relever ce défi, c’est parce qu’il repose sur une intuition proprement géniale : proposer un concours à des étudiants qui vont précisément ordonner quelques années de leur vie à la préparation de concours ! En d’autres termes, parler la langue que ces étudiants parlent pour entrer en dialogue avec eux. Mais avec deux différences sensibles qui sont déterminantes : la gratuité et la nature du dialogue. Gratuité d’abord d’un concours qui ne met pas leur avenir en jeu comme trop souvent les étudiants de classe préparatoire imaginent leurs concours institutionnels. De ce fait, les préparationnaires du Concours général de théologie font l’expérience de la gratuité dans un univers où elle est souvent absente, ce qui libère en eux la générosité qui cherche à s’exprimer naturellement à leur âge. Amorce d’un dialogue enfin, mais pas avec un maître, fût-il le meilleur : avec Le Maître, le seul qui puisse combler le désir de vérité et de vie qui sourd au cœur de l’homme, que laisse insatisfait le simple exposé de savoirs aux allures contradictoires qui sont accumulés durant les années de préparation aux concours.

Intelligent, pour les intelligences, le Concours général de théologie concoure puissamment à donner le goût des valeurs fondamentales sans lesquelles la vie humaine n’a pas de sens. Par là-même, il est un moyen d’évangéliser les intelligences, en permettant d’avancer ou de faire les premiers pas sur une Voie qui est en même temps le But.

 

Le début d’un parcours d’excellence

La Perverie a des admissibles quasiment tous les ans, et de très nombreux lauréats (cinq 3e prix, deux 2e prix, 3 majors), qui font par la suite de très beaux parcours (ENS, Saint-Cyr, Écoles supérieures de commerce du top 5, agrégation…).

 

Organisation générale

Chaque année, le jury, composé de théologiens, détermine un sujet présenté succinctement, propose une bibliographie élémentaire et départage les candidats, selon un système classique d’un écrit donnant accès à l’admissibilité à un oral permettant de sélectionner des lauréats, départagés entre eux par un rang d’admission. L’écrit est organisé régionalement, l’oral ayant lieu en public, au collège des Bernardins (Paris). Délibérations, proclamations des résultats et remise des prix ont lieu à la suite même des prestations orales, auquel le public peut assister.

 

Michel FAUQUIER

Responsable du concours pour la ville de Nantes


La forme du concours : réflexion, échange et détente

Chaque année, le jury, composé d’éminents théologiens, détermine une question mise au programme du concours, propose une bibliographie élémentaire pour la traiter, et départage les candidats selon un système classique faisant se succéder : un écrit donnant accès à l’admissibilité ; puis un oral permettant de sélectionner des lauréats, départagés entre eux par un rang d’admission. L’écrit est organisé régionalement, l’oral ayant lieu en public, au collège des Bernardins (Paris). Délibérations, proclamations des résultats et remise des prix se déroulent à la suite même des prestations orales. Une attestation de réussite est délivrée aux lauréats.


Le concours à La Perverie : la première préparation de France

Hypokhâgneux et khâgneux effectuent la préparation au Concours Général de Théologie durant une heure hebdomadaire dédiée à cet effet, puis partent trois jours sur le site de l’abbaye Sainte-Anne de Kergonan à l’occasion des écrits, qui ouvrent un séjour durant lequel alternent temps spirituel et détente. À l’occasion de l’oral, un déplacement à Paris est organisé pour soutenir nos candidats admissibles.

 

Les étudiants de la classe préparatoire de La Perverie participent au concours depuis 2002, avec le plus beau palmarès de France : 11 sous-admissibles, 22 admissibles, 12 accessits, 9 lauréats (5 troisième prix, 2 deuxième prix, 2 majors).

Tous les lauréats ont par la suite effectué de très beaux parcours académiques : une a été reçue major à l’École Normale Supérieure, une a été admise au cours Florent, quatre autres comme auditeurs à l’École Normale Supérieure de Lyon, un autre à l’École Spéciale Militaire de Saint-Cyr/Coëtquidan, une est responsable des Ressources Humaines du Puy-du-Fou, un est assistant au collège de France et, parmi eux, six ont réussi le concours de l’agrégation dans diverses disciplines, un autre ayant soutenu un doctorat en sciences politiques.


L’aventure vous tente ?

Rendez-vous à la réunion de présentation qui suit la rentrée !


PREMIER PRIX CONCOURS DE THÉOLOGIE. DOMITILLE MARIS CPGE2

Proposée à l’ensemble des étudiants de la classe préparatoire,  la participation au concours général de théologie est moins pour nous une heure de cours supplémentaire dans un programme de travail déjà très dense, qu’une occasion d’accéder à de très enrichissantes expériences.

Le concours de théologie nous offre tout d’abord la possibilité de découvrir et de comprendre certains aspects de la théologie catholique. Il est  ainsi un moyen, pour les croyants, d’approfondir leur foi en contact avec cette forme de science sur Dieu qu’est la théologie et d’en témoigner ; pour les non-croyants, de comprendre la position du catholicisme, ses enseignements et de se confronter à cette question essentielle qu’est l’existence de Dieu. De là sont nés entre nous des débats, des discussions à la fois porteurs et constructifs  sur le plan spirituel, intellectuel et humain. 

En outre participer à l’option de  théologie, c’est aussi faire l’expérience d’un concours très formateur pour nous qui sommes en classe préparatoire. Le travail sur le thème de cette année : « L’Église et le monde », a ainsi débouché sur un écrit, au terme du lequel j’ai été retenue pour accéder à l’oral qui se déroule dans le très beau collège des Bernardins à Paris. Cet oral a été à nouveau une occasion d’entrainement. A la fois impressionnant en raison de la solennité du lieu, de la présence d’un véritable jury et de l’exercice demandé, ce fut un moment convivial dans une atmosphère tant d’exigence que de bienveillance. Les sujets choisis étaient une intéressante source de réflexion avec notamment la question à laquelle j’ai dû répondre : « Pourquoi le souci du pauvre est-il premier dans la vie de l’Église ? ».

 

Domitille MARIS, étudiante de Khâgne, 

option Lettres Modernes, 

lauréate 2021 du Concours de Théologie.