Présentation des disciplines


Histoire et géographie

 

Objectifs

Ces objectifs sont au nombre de trois et, par ordre croissant d’ambition, ils se déclinent ainsi :

1. donner à tous la maîtrise de la méthode historique afin de pouvoir en tirer profit dans tous les autres domaines de la pensée, avec un objectif secondaire : donner le goût de la discipline, en l’occurrence l’histoire ;

2. permettre aux optionnaires d’histoire d’intégrer la faculté (en particulier les masters sélectifs) ou une grande École (Écoles Supérieures de Commerce, École Spéciale Militaire de Saint-Cyr-Coëtquidan, Instituts d’Études Politiques, Écoles Supérieures de Journalisme...) dans les meilleures conditions ;

3. pour les meilleurs, réussir le concours d’entrée aux Écoles Normales Supérieures ou permettre à défaut d’y entrer comme auditeur.

 

 

Programme

 En première année ou « hypokhâgne », il n’y a pas de programme, ce qui ne veut pas dire que l’on fasse n’importe quoi : en fait, chaque professeur d’histoire met en place son propre programme, sur la base de ce qu’il estime être nécessaire pour atteindre les objectifs décrits ci-dessus. À la Perverie, l’enseignement porte sur l’histoire générale de l’Occident. Il est complété par une trentaine de séances consacrées à la méthodologie.

 En seconde année ou « khâgne », le programme est défini par décret et varie dans sa totalité chaque année. Pour le concours 2021, le programme de tronc commun porte sur l’histoire des relations entre la France et l’Afrique de 1830 à 1962. Les optionnaires d’histoire y ajoutent l’étude de deux autres questions : la première porte sur l’histoire des relations entre Rome et Carthage, et la seconde sur l’histoire des sciences et techniques à l’époque moderne.

 

 

Compétences requises

 Il faut déjà avoir une parfaite maîtrise de la langue française (la possession d’un Bled pour l’orthographe, d’un Bescherelle pour la conjugaison et d’une grammaire classique sera certainement utile) et des outils logiques (un bon instrument est le Pascal Ide, Travailler avec méthode c’est réussir, régulièrement réédité chez Fayard) ;

 Il sera aussi très utile de manier avec aisance les techniques de la dissertation historique et du commentaire de document historique, en respectant les règles canoniques que ces exercices imposent : un manuel de méthodologie spécialement rédigé pour nos étudiants leur est proposé à la rentrée ;

 Enfin, il faudra posséder une connaissance sûre de la chronologie des grands événements structurant l’histoire des grandes civilisations. Il existe de multiples ouvrages de chronologie auxquels on pourra se reporter, les plus abordables étant ceux de la collection « Que-sais-je ? » publiée par les Presses Universitaires de France sous le titre : Les grandes dates de… À cela on ajoutera une connaissance tout aussi sûre des grands faits géographiques (un bon instrument est le Georges Duby dir., Atlas historique, régulièrement réédité chez Larousse). Pour les guider dans leurs études, les étudiants disposent par ailleurs d’un manuel rédigé par leur professeur (Une histoire de l’Europe : Aux sources de notre monde, Le Rocher, Monaco, 2018).

 

Michel FAUQUIER

Professeur de chaire supérieure, docteur ès-lettres, agrégé d’histoire


La géographie est une discipline vivante permettant de décrypter les enjeux du monde actuel et l’organisation spatiale produite par les sociétés.

L'enseignement de la géographie en classe préparatoire a pour objectif de permettre aux étudiants d’acquérir les bases d’une culture générale géographique solide et de se former à raisonner en termes d’interaction et d’approche systémique en prenant en compte les différentes échelles de l’organisation des territoires. L’acquisition de cette culture géographique comprend l'étude des repères de l'épistémologie de la discipline et aborde les différents champs de la géographie (environnementaux, économiques, sociaux, culturels, géopolitiques…) à l'aide de thématiques, espaces et échelles d'analyse (du local au mondial) variés. 

 

Le cours développe des méthodes spécifiques au « penser l’espace » et est l’occasion de familiariser les étudiants avec les différents exercices fondamentaux de la discipline : 

• analyse de documents et de dossiers documentaires, 

• rédaction de dissertations, 

• production de représentations graphiques et cartographiques qui sont une composante  essentielle de la réflexion spatiale 

• acquisition d’outils conceptuels et exercice de l’esprit critique

• usage des outils et des ressources numériques 

 

En première année (hypokhâgne), l’espace français (outre-mer compris) fait l’objet d’études particulières. Les cours permettent d’identifier les différentes problématiques qui affectent le territoire national et d’en cerner les enjeux, tout en mobilisant les concepts et les notions la géographie. 

 

La seconde année (khâgne) s’inscrit dans le prolongement de la première année qui a permis aux étudiants d’acquérir une culture géographique solide. Chaque année, l’ENS-Lyon propose une question, soit régionale (le Brésil, les régions de l’Arctique par exemple…), soit thématique (les littoraux dans le monde, frontières et espaces frontaliers dans le monde, population et inégalités dans le monde,…). 

Des travaux de recherche, sous forme d’une courte synthèse faite en solo ou à plusieurs, sur un aspect des thèmes au programme, à partir d’une recherche bibliographique, donnent l’occasion aux étudiants d’approfondir un aspect du cours, de se forger une banque d’exemples pour l’épreuve écrite tout en perfectionnant leur oral. 

 

Le choix de l'option « géographie » permet un approfondissement de l’apprentissage des concepts et des démarches de la discipline. Les étudiants sont principalement préparés au commentaire de dossiers documentaires, et plus particulièrement de cartes.

La géographie ne se fait pas seulement avec des crayons de couleurs et des cartes topographiques dans les salles de cours … elle se fait aussi sur le terrain et des sorties dans l'espace de proximité peuvent aussi être envisagées pour une mise en pratique des approches notionnelles et pour l'apprentissage des relevés de données.

 

F. BEZIER