1960-1970


9 - Catherine de Fougeroux (née Richard)

Je suis née en 1944. J’habite à Yzernay, à vingt kilomètres de Cholet. Je suis veuve depuis trois ans mais avec mon mari nous avons eu quatre enfants. J’ai maintenant seize petits-enfants dont le dernier est âgé de 6 ans. Une de mes petites filles est désormais mariée. 

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ? 

J’ai été externe durant les années 1961 et 1962 pour mes années de seconde et première.

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

La Perverie était une institution catholique tenue par des religieuses, et qui était non mixte. 

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ? 

Cet esprit de grande famille m’a marquée et cela fut une aide dans ma vie d'adulte. Mais de la Perverie, j’ai surtout j'ai gardé des amitiés très solides et durables.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

L'anecdote dont je me souviens est liée aux cours d'histoire de l'art avec Mère de Corbion qui était une personnalité forte et tellement attachante !

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

Il lui faut rester une école catholique fière de l'être et qu’elle puisse transmettre sa Foi. Elle doit pour cela compter sur un directeur et un corps professoral qui, tout en gardant des études de qualités, doivent être en mesure de développer chez les élèves leur engagement à transmettre l'éducation religieuse qu'ils ont dû recevoir.

Il faut aussi préparer les élèves à s'engager vers les plus défavorisés ! 


10 - Frédérique Videlier (née Marret)

Je suis née en 1949, le 25 mars, jour de la fête de l'Annonciation (d'où mes souvenirs de la prière de l'Angelus dont je parlais). Je partage actuellement mon temps entre Paris et la Bretagne où nous avons une maison à l'Ile aux Moines, dans le golfe du Morbihan. 

Nous avons quatre enfants, un garçon et trois filles dont deux jumelles. Nos trois filles sont mariées et nous avons neuf petits-enfants, deux garçons et sept petites-filles. Nous sommes définitivement une famille de filles ! Nos petits-enfants ont entre 15 et 8 ans. 

Mon mari est désormais à la retraite et moi, j'ai été mère au foyer, ce qui a été favorisé par les nombreux déménagements, en France et à l'étranger, dus à la vie professionnelle de mon mari.

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ? 

Je suis arrivée au Sacré-Cœur en 1959. J'avais 10 ans et j'entrais en 6ème en tant que pensionnaire. J'y suis restée jusqu'en 1963, soit les quatre années du collège. 

À l'époque, on ne parlait pas de la Perverie. On savait à peine que c'était le nom du lieu. On ne parlait que du Sacré-Cœur. Ce n'était pas anodin : on y recevait d'abord et avant tout une éducation religieuse. L'établissement n'était pas très important, environ 150 élèves je crois, toutes classes confondues, en très grande majorité pensionnaires. Nous formions une sorte de communauté religieuse où nous nous connaissions toutes.

La majorité de ces pensionnaires appartenaient à la même noblesse vendéenne ou bretonne. Elles participaient donc de la même origine sociale et familiale que les religieuses. 

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

L'organisation de notre quotidien était fortement inspirée du modèle monastique. 

Cela débutait par la messe (facultative) à 7h30. 

Puis, avant de commencer le petit-déjeuner, l'Angelus. L'une des plus grandes élèves allait sonner la grosse cloche qui résonnait dans toute la maison, trois fois trois coups entrecoupés des versets que nous reprenions toutes ensemble. Ils étaient suivis d'une volée de cloche pour introduire la prière finale. La même chose avait lieu au début du repas de midi et également avant le dîner. 

Les repas se prenaient en silence en écoutant une religieuse qui, du haut d'une estrade nous lisait un livre. Nous étions réparties par petites tables et dirigées par une des grandes qui nous servait et veillait à notre bonne tenue. La nourriture était quelconque mais mangeable sauf un dessert que tout le monde détestait : un entremet blanchâtre à base de semoule, moulé en dôme et entouré d'un sirop rouge, sans doute de grenadine au goût chimique. Nous l'appelions " les fesses de nana ".

Après les cours de l'après-midi, avait lieu tous les jours, le Salut au Saint Sacrement (« Tantum ergo sacramentum... » : Je le sais encore par cœur) dans la chapelle. 

Après l'étude du soir et le dîner, retour à la chapelle pour la prière du soir (Avant d'aller dormir sous les étoiles...). C'était un moment très apaisant. 

Le vendredi avait lieu la messe générale à 11h. Toutes les élèves et les religieuses y participaient. Cette messe était néanmoins agrémentée de temps en temps d'évanouissements dûs à l'hypoglycémie d'avant déjeuner. 

Un mot de la chapelle d’ailleurs. Bizarrement, l'institution n'avait pas de chapelle à l'architecture propre. Celle-ci avait été aménagée dans une grande salle au premier étage et avait, du coup, échappé à toute décoration sulpicienne. Il y avait toute une rangée de fenêtres sur la droite par où entrait le soleil les après-midis de printemps et qui inondait les bancs en bois verni. Lorsqu'elles étaient ouvertes, la verdure des grands arbres tout proches était apaisante. Du même côté, une statue de la Vierge, moderne, au dessin épuré, respirait la douceur et la simplicité. 

La chapelle était, de loin, la pièce la plus chaleureuse de la maison. Si par la suite, j'ai gardé la foi, malgré certaines vicissitudes, c'est sans doute au souvenir de ce lieu que je le dois. J'y ai expérimenté une présence bienveillante qui me consolait de l'immense mélancolie que j'éprouvais à être séparée de ma maison et de ma famille. Même l'aumônier, plus très jeune, paraissait un brave homme qui n'aurait pas fait de mal à une mouche. Au moins, il ne faisait pas peur. 

En ce qui concerne l'éducation académique, elle était très moyenne. Je manquais de challenges intellectuels par lesquels les enseignantes auraient pu me séduire. J'aimais passionnément lire or, nous n'avions pas le droit de lire (j'entends en dehors des livres scolaires dûment contrôlés par les religieuses). Aucun roman pour la jeunesse, par exemple, où l'imagination s'évade en s'identifiant à des personnages qu'on aime. En un mot, aucune échappatoire. Dans les œuvres classiques émergeaient les pièces de Racine, surtout Andromaque, qui incarnait la résistance, l'emprisonnement, la nostalgie de l'exil, où je me retrouvais. J'aimais Joachim du Bellay pour les mêmes raisons.

Les dortoirs étaient situés au dernier étage. Là non plus, on ne pouvait pas lire. Mais nous étions dans des alcôves individuelles fermées par des rideaux. Il y avait une fenêtre par alcôve qui donnait sur un grand cheneau en maçonnerie où coulait la gouttière. Les soirs de printemps, quand il faisait encore jour, certaines élèves s'installaient en cachette dans le cheneau pour lire. J'avais bien trop le vertige pour oser les imiter, mais je les enviais. 

Nos seules distractions, pendant le temps libre du dimanche après-midi, étaient les promenades dans le parc, que j'aimais beaucoup certes, car j'étais très sensible à sa beauté. L'environnement de la maison, son parc, ses grands arbres, ses terrains de sport en plein air, cette nature toute proche qui rythmait les saisons… Tout cela était effectivement exceptionnel.

Sinon, cette époque (1959-1963) était celle de la guerre d'Algérie qui, même si nous étions retranchées du monde, nous touchait parfois de plein fouet lorsque l'une d'entre nous s'effondrait en larmes en apprenant un drame dans sa famille. L'annonce des accords d'Evian avait provoqué un immense soulagement. 

Ce fut aussi celle de l'ouverture du Concile pour laquelle les religieuses avaient loué une télévision. 

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ? 

La pratique des bonnes manières, la conformité au moule, était un des points forts de l'éducation prodiguée par les religieuses. Les meilleures étaient valorisées par l'octroi de rubans, bleus pour les plus grandes, verts pour les élèves du collège, roses pour les primaires. Toutes les portaient en travers de l'uniforme. J'étais beaucoup trop vive, trop spontanée, pour pouvoir y prétendre et d'ailleurs cela ne m'intéressait pas. Tous mes bulletins pendant ces années portent la mention : « trop agitée, parle trop fort ». Je trouvais que les religieuses manquaient d'imagination et je sentais qu'elles se méfiaient de moi. Elles avaient raison : j'étais intérieurement rebelle. 

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

La communauté des religieuses et de tout l'établissement était dominée par une mère supérieure, sorte de statue du commandeur que nous ne voyions que rarement et dont nous ignorions presque le visage. A l'époque, les religieuses étaient habillées d'une robe noire. Une cornette tuyautée blanche encadrait leur visage. Lorsque nous les croisions dans les couloirs, nous devions faire une petite pause et une révérence. 

La directrice des études, une certaine mère d'Amonville, était très présente. C'était une personnalité très froide qui, même quand elle souriait, montrait de grandes dents mais gardait un regard impassible. Elle prenait son rôle d'éducatrice très au sérieux.  Pour nous les pensionnaires, en week-end, elle organisait dans son bureau, par petits groupes, des réunions informelles où la parole était libre. Je me souviens de certaines critiques que nous avions formulées sur l'attitude méprisante des mères, souvent issues de milieux privilégiés, envers les sœurs converses, plus pauvres ou même réfugiées, dédiées aux tâches matérielles, en particulier la cuisine. Nous pouvions les voir par le passe-plat du réfectoire. Nous avions l’œil aigu pour repérer les manquements à la charité chrétienne qu'elles étaient censées nous inculquer. 

À d'autres occasions, toujours en week-end, elles organisaient un grand jeu, type cache-cache dans toute la maison. Nous pouvions alors galoper dans les escaliers du sous-sol au dernier étage, parcourir les grands couloirs, découvrir des pièces inconnues...  J'y déchargeais une énergie trop souvent bridée. 

Nous étions, effet, l'objet d'une surveillance constante. En particulier, les relations que nous tissions entre nous, étaient regardées avec une certaine méfiance. Les religieuses étaient favorables aux relations en groupes, peut-être parce que, dans un groupe, les éléments raisonnables finissaient toujours par l'emporter sur les plus subversifs. Etant la plus jeune de ma classe, je n'en faisais pas vraiment partie. Néanmoins, à cet âge et dans ce désert affectif où nous évoluions, nous avions besoin d'amitiés plus personnelles avec qui échanger des confidences. Les religieuses les redoutaient et n'hésitaient pas à les briser impitoyablement lorsqu'elles les voyaient prendre trop d'importance. Crainte de la subversion ? Peur d’« amitiés particulières » ? Nous avions du mal à comprendre. 

 

Les lettres que nous écrivions devaient leur être remises ouvertes. Elles les lisaient avant de les envoyer. Je l'appris un jour à mes dépens où j'avais eu l'imprudence de me moquer d'elles dans une lettre écrite à une de mes cousines. Je fus immédiatement convoquée dans le bureau de Mère d'Amonville qui me passa un savon et m'interdit de sortir pour la prochaine fois où j'aurais dû rentrer chez moi. Plus tard, à la maison, mon père me demanda ma version des faits. Lui qui n'aimait pas les religieuses, trop conformistes à ses yeux, eut un sourire discret mais me recommanda néanmoins, de ne pas recommencer. 

Chaque année voyait son lot de nouvelles élèves arriver, en particulier dans les petites classes. Elles entraient en 9ème et je les trouvais cruellement jeunes pour être pensionnaires. Une fois, l'une d'entre elles mit toute la maison en émoi car elle avait fugué.

Lorsqu'elle revint, j'avais été frappée par la tristesse de son regard. Quand elle récidiva, on comprit qu'il serait impossible de la tenir et elle fut renvoyée. La puissance de sa détermination pour échapper à un destin qu'on cherchait à lui imposer et qu'elle refusait, m'avait stupéfiée. J'admirais son courage que je n'avais pas. 


11 - Marie-Marthe Bouillon (née du Rusquec)

Je suis née en 1952. Après avoir vécu à Lille et à Marseille, j’habite maintenant au Portugal, plus précisément dans le sud du pays, en Algarve.

Je suis à la retraite, mais j’exerçais la profession de CPE dans un lycée marseillais de 1200 élèves.

Je me suis mariée en 1976, nous avons eu cinq enfants, mon mari est décédé en 1991…

Mon fils aîné est maintenant dominicain, les autres sont médecin, éducatrice spécialisée, comédienne et militaire. J’ai huit petits enfants répartis entre Marseille, La Corse et La Guadeloupe. L’aînée à 11 ans, le dernier à 1 an. Je suis maintenant remariée.

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ? 

J’étais élève à la Perverie de 1962 à 1968

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

La Perverie était à l’époque en manque d'effectifs (je n’en sais pas très bien la raison).  Toujours est-il que l’établissement s’ouvrait au plus grand nombre et que le recrutement était très important dans toutes les catégories sociales.

L’ambiance s’en trouvait donc changée et l’esprit, réputé parfois un peu étriqué, de certaines religieuses commençait à se transformer !

Ma mère, Thérèse de Bourmont, qui a longtemps été Présidente des Anciennes du Sacré-Cœur, et qui était élève au Sacré-Cœur de 1937 à 1941, nous racontait toujours que, dans sa classe, elle n’avait que des cousines ! Un temps révolu… 

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ? 

J’ai gardé de la Perverie, des amies fidèles et des amitiés durables. Ces années m'ont aidée à donner un sens et une dimension spirituelle à ma vie de femme et de mère (et maintenant de grand-mère !). 

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

Je peux en citer plusieurs :

- Les grandes fêtes avec, entre autres, les reposoirs animés pour la fête de Sainte Madeleine-Sophie Barat ou celle de Mater Admirabilis…. Nous faisions des tableaux vivants absolument fabuleux que nous adorions et qui ont dû marquer beaucoup d’entre nous !

- Les grands rassemblements " Inter Sacré-Cœur de France". Je me souviens particulièrement de celui de Marmoutiers (Sacré-Cœur de Tours). Chaque établissement apportait un souvenir typique de sa ville. Pour celui de Marseille : des mini savons. Pour celui de Bordeaux : des bouteilles de vin miniatures. Pour celui de Toulouse : des bonbons en forme de violette…. Chacune de nous (nous n’étions que des filles) repartait avec un sac entier de cadeaux !

- Le théâtre : que nous pratiquions beaucoup et dont je ne peux plus me passer maintenant. J’ai monté trois troupes de théâtre dans ma vie et j’habite maintenant au Portugal où j’ai, bien entendu, remonté une troupe !

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

Le plus important me semble celui de construire des jeunes avec une vraie « colonne vertébrale », et que ces derniers soient capables :

- de transmission de l’amour du Christ et de l’amour des autres,

- de discernement pour notre temps à la fois riche et troublé,

- de bon sens dans les décisions quotidiennes,

- d’ouverture d’esprit dans la mondialisation,

- de courage pour oser aller à contre-courant. 


12 - Elisabeth de Schepper (née Strauss)

Je suis née en 1942. J’habite à Paris mais la vie m’a aussi amenée à séjourner huit ans en Angleterre, deux ans en Irlande et cinq ans aux Etats-Unis. J’ai eu trois enfants avec mon ex-mari, et j’ai désormais sept petits-enfants âgés de 3 à 12 ans. Ma fille vit à San Francisco, mon fils à Dubaï et le second à Paris. J’ai été juriste d’entreprise puis j’ai travaillé dans le social. Aujourd’hui je reste active en tant que bénévole au Secours Populaire auprès des personnes en grande précarité.

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ? 

J'ai passé deux années à la Perverie pour y suivre ma 1ère et ma terminale entre Septembre 1968 et Juin 1970. J’arrivais de Bordeaux où j'avais passé un an au Sacré-Cœur de cette ville.

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

Après mai 68 nous étions dans une époque joyeuse avec des frémissements de liberté et d'opportunité. Les femmes pouvaient commencer à porter des pantalons sans être regardées comme des dévergondées. 

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ? 

J'y ai construit quelques fidèles amitiés qui perdurent encore aujourd'hui.

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

Mère du Penhoat, qui était encore jeune religieuse mais également notre professeur de sciences naturelles, nous emmenait visiter des carrières autour de Nantes pour nous faire aimer la géologie. Au cours d'une visite, elle a accroché son voile dans un barbelé et s'est retrouvée tête nue et riante. 

Son enseignement était vivant et joyeux.

Je garde le souvenir d'une religieuse heureuse dans sa vocation. J’en ai retiré l’enseignement que l'on pouvait consacrer sa vie en obéissant à Dieu et en être pleinement heureux.

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

Je ne me sens pas capable de répondre à cette question car la Perverie s'inscrit dans la vie de la ville de Nantes, que j'ai quittée en juin 1971.

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ? 

Y-a-t-il une religieuse qui vous ait marquée ou inspirée ? 


13 - Dominique de Villeneuve (née Hibon)

Je suis née en 1954. J’'habite à Nantes. Je n'ai pas exercé d'activités professionnelles. Je suis mariée, j'ai cinq filles et de nombreux petits enfants 

 

A quelle époque étiez-vous élève à la Perverie ? 

J’étais à la Perverie à partir des années 1964, et ce pendant huit ans.

 

Selon-vous qu’est-ce qui caractérisait cette époque ? 

L’uniforme, les religieuses encore bien présentes, et le ramassage en car, le matin et le soir. Il y avait le car Monselet-Graslin et le car Saint-Pierre pour toutes les élèves du quartier Cathédrale.  

 

En quoi avoir été à la Perverie vous a aidée pour votre vie d’adulte ? 

Peut-être en matière de discipline. Ou du sens de l’ordre. 

 

Avez-vous une anecdote, un moment que vous n’avez pas oublié à partager avec nous ? 

Justement le 50ème anniversaire où toutes les élèves en uniforme de sport (c’est-à-dire jupette à plis bleu clair et haut blanc) ont été invitées à faire une chorégraphie sur le grand terrain de sport. 

 

Quels sont selon vous les nouveaux défis que la Perverie doit relever ? 

Éduquer les jeunes de milieux sociaux différents 

 

Enfin.... Quelle question, en lien avec votre vécu à la Perverie, auriez-vous.... aimé que nous vous posions ? 

Comment conjuguer vie scolaire et maintien d’un regard sur l’initiation à la foi ?